Si du jour qui s’étend je n’ai plus d’écriture,
Plus de fleurs ni de mots à composer de lignes,
S'arrachent des instants, de ces fautes futures
En feuillets de grimaud trempé de trop de signes.
Et si l’hier se plait à conjuguer mes doutes,
Abreuvant mes quatrains de refrains incessants,
Tout s’écrit telles plaies qui font mal, qu’on redoute,
Où est passé l’entrain, ce remède impuissant ?
Alors que c’est l’été sur un chemin de vie,
Qu’on devrait y cueillir les rançons du printemps,
Seul, fané, l’il était une fois une envie,
Gît au seuil de vieillir défraîchi par le temps.
Si la nuit, les ombres ne profilent sur l’en « vers » du décor,
Que les rides profondes de mes parchemins éphémères,
Bafouant les rimes dans la démesure de mes métaphores,
Le vœu de silence substituera son encre au goût de l’amer.
Et si parfaire demain devait mourir cette fleur de l’âme,
Derrière le miroir sans tain de ses parfums interdits,
Pleurés en souillés de pétales que les souvenirs diffament,
L’inachevé de la plume serait-il purgatoire ou paradis ?
Alors que l’espérance abreuve de trésors les ruisseaux,
De nos échappées belles mûries à l’ombre des saisons,
Le sol dérobe sous nos pieds le vide de leurs échos,
Qui s’immolent dans les flammes de la désillusion.
Cat & Gemma 09/03/2008
.. et un bisou au passage













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