Accueil Date de création : 01/05/06 Dernière mise à jour : 20/03/10 11:53 / 184 articles publiés

Le Pont Des Soupirs

Sous Influence  (Le Pont Des Soupirs) posté le vendredi 29 janvier 2010 23:22

Sous Influence

 

 Elle est de celle qui hante toutes les nuits, quand dans mes rêves elle s’immisce sans bruit.

Je ne sais si, se sont ses éclats de brume qui inondent de leur essence le bout de ma plume,

Quand ses ondes chatoyantes m’infiltrent corps et âme, m’invitant à être l’amante de son ombre diaphane.

 Elle est de celle qui n’apprivoise le temps qu’à travers ses masques qu’elle tombe au firmament.

Et les jours sans visage succèdent à des croissants de toute beauté, dans un horizon sans nuage qui lui offre un voile de virginité,

D’où elle dérobe ses  rondeurs généreuses  le temps de quelques heures, compromettant l’équilibre de mes nébuleuses par ses clins d’œil charmeurs.

Oui, vous l’aurez compris je suis sous influence, d’une muse, d’une égérie qui attise mes sens,

Elle met en balance mes jeux d’ombres et de lumière, au gré de ses lunaisons, rythmant la danse entre ciel et terre, au fil des saisons.

 

©Gemma – Tous droit réservés – 29/01/2010

 

Et vous ? Etes-vous sous son influence  {#} ? Vous savez de qui je parle {#} ! D'ailleurs demain c'est son grand jour {#}. Elle est mon amie, et pourtant elle ne me le rend pas toujours si bien, surtout quand elle me titille au point de faire chavirer ma barque {#} mais.... ne dit-on pas... Qui aime bien châtie bien ? {#}...

En tout cas ce soir, elle m'a inspirée, elle m'a aidé à redresser la barre malgré les tangages qu'elle m'a fait subir, alors j'ai voulu lui faire hommage à..... Dame Lune {#}

 

Bisous et bonne nuit {#}

 

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Au Paradis Du Silence  (Le Pont Des Soupirs) posté le dimanche 19 avril 2009 23:57

Au Paradis Du Silence

 

   

Dans la pénombre d’interminables nuits,

La conscience lutte contre l’élan de ses envies,

Pleurant en son corps le souvenir d’un hier en affront

Pour taire au paradis du silence, ses bleus profonds.

 

Et l’absence se morfond de naître que mensonge,

Puisant son unique force dans le déni de vérités,

Qui distillent leurs évidences au creux des songes.

 

Dans les lueurs feutrées d’insurmontables certitudes,

Le cœur condamne l’impudeur de ses plénitudes,

Coulées en larme de sang sur les draps de l’espoir,

Pour mourir au paradis du silence, sans plus y croire.

 

Et l’absence se morfond de naître que mensonge,

Puisant son unique force dans le déni de vérités,

Qui distillent leurs évidences au creux des songes.

 

Dans l’étreinte fatale d’interminables impatiences,

Le regard se consume à la flamme de l’indifférence

Pour s’éteindre sur les lèvres de muettes pensées,

Ensevelies au paradis du silence, à tout jamais.

 

Et l’absence se morfond de naître que mensonge,

Puisant son unique force dans le déni de vérités,

Qui distillent leurs évidences au creux des songes.

 

 

Gemma –©Tous droits réservés – 19/04/2009

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Dans l'Oubli  (Le Pont Des Soupirs) posté le jeudi 12 mars 2009 06:44

Dans L’Oubli

 

 

Dans l’oubli de ce que je suis,

Dans l’ignorance de mes souffrances,

J’ai perdu la trace

Du temps qui passe.

De mes états d’âme,

Il ne reste que la flamme,

Qui dans l’ombre se meurt,

Parmi mes maux, mes peurs.

 

Dans l’ignorance de ce que je suis,

Dans l’oubli de mes souffrances,

De nos écrits, de nos mots,

Je ne suis plus que l’écho,

Imperceptible son de voix,

Qui n’effleure qu’un bout de moi,

Pour enfin se perdre abandonné,

Dans les recoins d’une feuille de papier.

 

Dans l’absolu, de ce que je ne suis plus,

Dans l’évidence des apparences,

J’ai perdu ta trace,

Et le temps l’efface,

Eparpillant les cendres,

D’une histoire sans parole,

Qui n’aura fait couler l’encre,

Qu’à travers des mots qui s’envolent.

 

Dans l’absolu des apparences,

Dans l’évidence de ce que je ne suis plus,

De nos sourires, de nos silences,

Seule face à l’inconnu,

Je ne suis plus que l’écho,

D’un rythme, d’un tempo,

Que chante mon cœur en refrain,

Guidé par ma plume, et ma main.

 

  

©Gemma – Tous droits réservés – 20/05/2004

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Se Désaimer  (Le Pont Des Soupirs) posté le jeudi 26 février 2009 18:40

Se Désaimer

  

Errer l’âme en peine

Dans le couloir du temps,

De la solitude qui m’entraîne

Dans la pénombre du néant.

Les jours ressemblent aux nuits,

Tristes à en mourir,

Comme un tableau sans vie,

Ultime décor de mes souvenirs.

 

Se désaimer

Jusqu’à en perdre pied,

Briser les chaînes

D’un amour qui nous renie,

D’une vie qui se veut chienne,

Sans pitié, sans merci.

 

Dans un silence qui en dit long,

Et qui n’abreuve que mes chimères,

Messager de vaines prières,

Tu te fais mur de ma prison.

Mon cœur est le parchemin

Sur lequel restent tracés mes doutes,

Uniques survivants de ces matins,

Qui m’ont mené à la déroute.

 

Se désaimer

Jusqu’à en perdre pied,

Briser les chaînes

D’un amour qui nous renie,

D’une vie qui se veut chienne,

Sans pitié, sans merci.

 

N’être plus que l’ombre de soi même,

D’un ailleurs qu’on ignore.

Déverser mes larmes dans mes poèmes,

Encore, et encore,

Jusqu’à glacer le sang dans mes veines.

Laisser couler l’encre de la peine,

D’une histoire inachevée,

Sur un vulgaire papier glacé.

 

Se désaimer

Jusqu’à en perdre pied,

Briser les chaînes

D’un amour qui nous renie,

D’une vie qui se veut chienne,

Sans pitié, sans merci.

 

 

©Gemma – Tous droits réservés – 12/11/2005

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Sursaut De Conscience  (Le Pont Des Soupirs) posté le mardi 15 avril 2008 06:39

Sursaut de conscience

 

 

Image suspendue au fil des pensées,

Jaunie des rides du temps, décolorée,

Nourrie du fugace d’instants passés,

Auréolée du gris de coins cornés.

Transparence d’un flou, pâle cliché,

Unilatéral échange d’un instantané,

Survécu d’une mémoire fracturée,

D’un encadré vieilli, destiné à l’oublié.

 

Je vaux bien mieux qu’un souvenir,

Qu’un succombé de promesses,

Où l’éphémère fige le sourire,

Sur l’outrepassé d’une tendresse.

 

Sonorité lointaine d’éclats de rire,

Brisés sur le cristallin d’un chérir,

Muet d’un mélodieux en séduire,

Echos vibrés au rythme de soupirs,

Résonances censurées en frémir,

Accords tus, silences des non dire,

Chants solitaires muselés de désir,

De l’illusoire d’un timbre en agonir.

 

Je vaux bien mieux qu’un souvenir,

Qu’un succombé de promesses,

Où l’éphémère fige le sourire,

Sur l’outrepassé d’une tendresse.

 

Papier griffonné de verbes enjôleurs,

Etreinte des mots en caresse pudeur.

Emotions tachées d’encre candeur

Inspirées de lignes en apesanteur.

Empreintes invisibles, lettres douceur,

De signes attendus, main sur le cœur.

Ecriture fluide d’une âme chaleur,

Consumée aux feux follets flagorneurs.

 

Je vaux bien mieux qu’un souvenir,

Qu’un succombé de promesses,

Où l’éphémère fige le sourire,

Sur l’outrepassé d’une tendresse.

 

 

©Tous droits réservés - 14/04/2008 - Gemma

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